Je ne suis pas un fou du volant mais comme je ne suis pas un conducteur modèle non plus, mon permis à points a eu tendance à s’alléger de certains de ces précieux points récemment. Et comme pouvoir conduire une voiture c’est quand même bien utile quand tu n’habites pas dans le centre de la ville où tu résides (surtout à Marseille où le réseau de bus est assez léger dans mon quartier en terme d’horaires), il a fallu que je me décide à effectuer un stage de récupération de points !

Le permis à points français lancé en 1992 est composé de 12 points pour tout détenteur de permis B depuis plus de 3 ans (et de 6 seulement pour les permis “probatoires”, dont la délivrance date de moins de 3 ans). De nombreux autres pays ont adopté ce système de permis mais avec des barèmes et nombre de points différents (20 en Italie par exemple). Les pertes de points dépendent des infractions constatées par radars ou agents sanctionnées par des amendes forfaitaires : celles relevant du délit passent forcément par la case “tribunal” et peuvent, sans aucun rapport avec le nombre de points, causer une suspension de permis.

Une fois perdus, et tant qu’on est au-dessus de 0 point, on peut récupérer ses points soit, le cas le plus courant et le moins coûteux, en ne faisant aucune infraction pendant 3 ans (enfin, constatée…), soit aucune infraction pendant 6 mois pour seulement le dernier point perdu unitairement (dépassement de vitesse inférieur strictement à 20 km/h – entre 1 et 19 km/h – ou chevauchement de ligne blanche), soit en faisant un stage de récupération de points. Il y a aussi un cas de figure pour les “petits” récidivistes qui ne reviennent jamais aux 12 points de départ, la règle des 10 ans : la perte de points pour une infraction de moins de 3 points datant de plus de 10 ans s’annule et on regagne les points perdus 10 ans plus tôt. A noter qu’il y a bien une règle médiatisée récemment où certaines infractions précises permettent la récupération de points en 2 ans au lieu de 3, mais les infractions visées restent limitées : téléphone (à l’époque où c’était 2 pts – c’est passé à 3 depuis), l’absence de clignotant et le dépassement de vitesse inférieur à 20 km/h hors agglomération.

Mais bon, parlons de ce stage de récupération de points plus précisément vu que c’est celui-ci qui m’amène à causer de permis de conduire dans ce billet. Il ne permet pas de remplir son capital de point d’un coup mais de récupérer 4 points (1 tiers donc) et on ne peut le faire qu’une fois par an. Il coûte quand même 235 Euros à l’heure actuelle (contre 1500 FF en 2000, soit 2,7% de hausse en 12 ans). Ma remarque sur l’évolution des prix n’est pas innocente : j’ai déjà effectué un stage de ce type 12 ans auparavant dans l’un des 2 autres cas que le volontariat. En effet, lorsque l’on est en permis probatoire, il peut être proposé au contrevenant d’effectuer ce stage à la place de la perte de points. Par ailleurs, cela peut aussi être imposé par un tribunal en sanction complémentaire lors d’un jugement, comme lors d’un accident.

Pour l’anecdote, j’ai retrouvé lors de ce stage les mêmes formateurs (un formateur de moniteurs d’auto-école et une psy) que la première fois et je dois avouer que si cela reste une contrainte (d’autant plus qu’aucun des stagiaires n’a “vraiment” envie d’être là) et pas forcément le sujet le plus passionnant au monde, le contenu et l’animation  de ce stage est assez intéressant sur le savoir-être au volant et la sensibilisation aux responsabilités et aux dangers. Attention, ici aucune image “choc” ou culture de la peur n’est montrée ou inculquée : on tente “juste” de nous prouver par A+B la faiblesse de certains de nos raisonnements par des chiffres, des exemples, des explications, etc. La leçon de morale n’est évidemment pas loin mais reste modérée et humanisée.

Le groupe de 18 stagiaires que nous étions (pourtant peu représentatif sur le papier) illustrait assez bien les statistiques présentées de la population visée par ce stage : 10% de femmes, 10 % de jeunes conducteurs là à la place de la perte de points et surtout 55 % de “doublants”, de gens ayant déjà effectué au moins 1 stage de ce type auparavant. En effet sur 42 millions d’automobilistes en France, 33 millions ont encore l’intégralité de leurs 12 points et les 2 millions étant en “zone de danger” pour leur permis sont souvent les mêmes. Ce ne sont pas forcément des “gros” rouleurs car en général les professionnels de la route (au-dessus de 80000 km / an) gèrent leur capital de points avec prudence. Par contre, les professions libérales, les coursiers et les artisans sont plus exposés.

Le déroulement du stage est assez simple. Le premier jour consiste en une présentation de chacun, parfois commentée mais rarement par les formateurs. Cette “table ronde” est un peu longuette mais parfois amusante et surtout avec un bon effet miroir sur le comportement de chacun au volant. Chacun se caractérise par son boulot, son type de véhicule, son kilométrage annuel, la gestion des produits alcoolisés ou stupéfiants vis-à-vis du volant et la définition d’une qualité et d’un défaut principal en tant qu’automobiliste. Paradoxalement, beaucoup de stagiaires (ayant donc tous commis des infractions) se trouvent “prudents” au volant : c’est sur ce point d’humilité que le stage viendra notamment agir.

Le deuxième jour, les formateurs reprennent la main et rebondissent sur les problèmatiques des stagiaires. L’échantillon que représente le groupe permet de parler des différents types de véhicules (auto/moto/scooter), des différents types d’infractions (alcool, ceinture, téléphone, vitesse) et la “table ronde” de la veille donne aux formateurs des exemples et des mises en perspective assez pertinentes. Ajoutez à cela quelques rappels sur le fonctionnement du permis et les conditions nécessaires en cas de retrait, quelques chiffres ayant mené à certains choix de la part du législateur en matière de Sécurité Routière, ainsi que quelques tests psychotechniques pour mettre en évidence les limites et les différences de perceptions de chacun et vous aurez globalement le fonctionnement de ce stage de 2 jours (16h).

Si je ne peux pas trop juger de l’efficacité sur ma propre conduite ou sur la probabilité de retrouver mes 12 points à long terme, je peux partager quelques informations retenues au gré de ces 2 jours :

- Le débit des points intervient au règlement de l’amende mais attention, ne pas payer ne ralentit rien car au bout de 45 jours (émission de l’amende majorée), la perte des points intervient automatiquement ;

- Commettre une infraction à l’étranger ne dispense pas du retrait de points partout : des accords ont été d’ores-et-déjà été trouvés avec l’Allemagne, l’Espagne et le Luxembourg (même si la situation économique actuelle de l’Espagne ne lui permet pas forcément de mettre en vigueur ces émissions de PV supplémentaires) ;

- Les gens sont globalement prudents dans les situations à risque (brouillard, pluie, mauvaise visibilité, qualité de la route, etc…) : l’aménagement des limitations et surveillances tend à freiner l’automobiliste trop en confiance (vue dégagée, ligne droite… ou alcool, étant donné qu’il a un effet désinhibant) car le nombre d’accidents est plus élevé dans ces cas là. La sécurité perçue grandissante des nouveaux véhicules plus perfectionnés et assistés va paradoxalement à l’encontre de la sécurité réelle ;

- Le contrôle technique a eu un effet bénéfique sur l’écologie et l’accélération du renouvellement du parc automobile français mais a eu un effet néfaste sur le nombre d’accident (cf. la confiance supplémentaire en son véhicule) ;

- Les feux de signalisation ont certes des durées différentes suivant les intersections mais aussi suivant les heures pour permettre la fluidification du trafic ;

- Les radars de feux rouges nécessitent 2 photos pour déclencher la contravention : la première quand les roues avant du véhicule passent la ligne d’effet des feux et la seconde quand ces mêmes roues passent le début de l’intersection des deux routes. En résumé : piler avant le début de l’intersection le feu passé évite l’amende (même s’il faut ralentir avant pour éviter d’être soumis au problème) ;

- Manger en buvant baisse le taux d’alcool maximal dans le sang mais ralentit l’élimination de celui-ci ;

- Le taux d’alcoolémie record constaté en France au volant est de… 9,76 g !

Pour terminer ce billet “it’s my life”, et si je ne vous souhaite pas d’avoir recours à ce genre de stage, j’avoue que le contenu un peu moraliste est distillé de manière pédagogique mais aussi sincère (“La voiture tue moins que la grippe mais ses 4000 morts touchent la population active : celle qui rapporte à l’Etat”) et humoristique (“La Bretagne a un climat très propice à la Sécurité Routière. Son taux d’alcoolémie un peu moins”) : il n’est pas forcément désagréable, ni inutile. En revanche, savoir si c’est ce stage ou la peur du gendarme qui incite au changement d’attitude au volant (je fais plus attention, j’avoue), c’est déjà compliqué alors savoir si celui-ci sera durable, c’est une autre histoire…

18. mai 2012 · 1 commentaire · Catégories: Séries

Après avoir annoncé la plupart des annulations de la fin de saison 2011-2012, les grandes chaînes nationales américaines (les 5 “networks” : NBC, CBS, ABC, FOX et CW) ont lancé les campagnes publicitaires relayant leurs futures nouveautés à renfort de trailers et annonces en tous genres.

 

D’abord un léger récapitulatif des annulations peut-être ? On peut les classer en 4 catégories :

- Les séries en fin de vie / fin de contrat / fin de rentabilité comme Desperate Housewives (ABC), Dr House (FOX), CSI Miami (CBS), Chuck (NBC) et One Tree Hill – Les Frères Scott (CW)…
- Les remakes qu’on n’aurait jamais du lancer comme Drôle de Dames – Charlie’s Angels (ABC), The Firm (NBC) ou encore Free Agents (NBC)…
- Les séries risquées car trop spécifiques (de genre) ou trop compliquées comme Awake (NBC), The River (ABC), Pan Am (ABC)…
- Les séries non abouties qualitativement ou doublons de séries existant déjà ou ayant existé comme Are You There Chelsea (NBC), Ringer (CW), The Finder (FOX), Alcatraz (FOX)…

En tout, pas moins de 34 séries sont d’ores-et-déjà annulées sur les 5 networks !
Mais ne nous inquiétons pas, il y a tout de même 38 nouveautés dans les cartons qui arrivent durant la prochaine saison même si certaines n’arriveront qu’en janvier pour faire suite à d’éventuels fours des nouveautés de début de saison (ou parfois des saisons prédéfinies pour 13 épisodes).

Sur l’ensemble des séries annoncées, il y a pas mal de comédies qui me laissent circonspects et difficiles à juger sur la base d’un pitch ou d’un trailer peu drôle. Pour celles-ci, j’attendrais les premiers épisodes pour me faire une idée meilleure mais rien qui titille ma curiosité pour le moment.

En revanche, je suis curieux de quelques séries “dramas” annoncées même si évidemment il risque aussi d’y avoir du déchet dans mes “prédictions” qualitativement parlant ou en terme d’audience et que d’autres peuvent surprendre. Bref, dans les nouveautés séries de la saison 2012-2013, j’attends ça :

666 Park Avenue (ABC – le dimanche à 22h)

Le pitch : Un jeune couple emménage dans un immeuble sans savoir que les autres occupants ont signé un pacte avec le diable. Ca sent les querelles de voisinage…

Le pourquoi ou pas : Euh… Par solidarité avec une série qui va se retrouver face à The Mentalist ? Euh, je dirai que retrouver le Locke de Lost m’intéresse et que le pitch reste assez original. Par contre j’ai de légers doutes sur le suivi du public…

Le trailer :

 

Arrow (CW – le mercredi à 20h)

Le pitch : Adaptation de comic-book et spin-off de Smallville, on retrouve l’archer milliardaire Oliver Queen de retour à la civilisation pour lutter contre le crime après un séjour sur une île déserte où il a appris à survivre à l’aide d’un simple arc. C’est genre Hawkeye mais chez DC Comics mais plus taillé pour les adolescentes que celui des Avengers

Le pourquoi ou pas : Ben c’est du comics donc je donne sa chance. Mais sachant que ça vient d’une chaîne assez fauchée comme la CW qui vise plutôt les ados et que c’est un spin-off de Smallville, c’est quand même mal barré. Ceci-dit le trailer semble pas si mal…

Le trailer :

 

Elementary (CBS – le jeudi à 22h)

Le pitch : C’est Sherlock Holmes. Aux USA. De nos jours. Et Watson est une femme…

Le pourquoi ou pas : J’adore Sherlock Holmes depuis que je suis gamin et j’ai dû voir/lire bon nombre de trucs dessus donc je ne raterai pas une adaptation. J’avoue que le concept US me faisait peur surtout que l’on a eu droit à un excellent Sherlock moderne britannique récemment mais le trailer m’a convaincu de tester. Et puis Lucy Liu joue Watson. D’autant plus qu’avec un lead-in comme Person of Interest (lui-même précédé par le duo Big Bang Theory / Mon Oncle Charlie), ça a de grandes chances de fonctionner si la série est un tant soi peu de qualité dans le genre policier…

Le trailer :

 

Hannibal (NBC)

Le pitch : C’est Hannibal Lecter. Oui, celui du Silence des Agneaux. Mais jeune. Et l’autre c’est un profiler du FBI très empathique. Et c’est lui que l’on suit dans cette série…

Le pourquoi ou pas : C’est développé par Bryan Fuller qui est à l’origine de Dead Like Me, Wonderfalls et Pushing Daisies donc forcément ça intrigue de le voir arriver sur un personnage comme Hannibal Lecter. Bon par contre, les séries que je viens d’évoquer n’ont jamais dépassé 2 saisons. A bon entendeur…

Le trailer :

Y’en a pas encore !

Last Resort (ABC – le jeudi à 20h)

Le pitch : Un sous-marin militaire l’USS Colorado a pour mission d’envoyer une bombe détruire le Pakistan. Son équipage refuse et est renié par son pays : c’est le début d’une course-poursuite. Mais en sous-marin c’est de suite plus classe…

Le pourquoi ou pas : Ben, franchement j’en sais rien. Le trailer m’a motivé mais le thème de la série ne me semble pas durable (son audience non plus d’ailleurs, surtout face à Big Bang Theory sur CBS…). On va dire que l’idée d’une série sur un équipage de sous-marin intrigue… Et que le fait que Shawn Ryan, le créateur de The Shield, en soit à l’origine m’étonne vraiment…

Le trailer :

 

Revolution (NBC – le lundi à 22h)

Le pitch : L’électricité disparaît de la surface de la Terre. JJ Abrams nous raconte les jours d’après…

Le pourquoi ou pas : On va dire que JJ Abrams a su faire des séries efficaces, un bon Mission Impossible 4 au ciné et un reboot ciné de Star Trek fort valable donc le voir sur une série n’est pas une mauvaise chose, surtout s’il s’agit d’une série de SF feuilletonnante. Mais après les échecs d’Alcatraz et d’Undercovers, une série au thème aussi peu fédérateur ne me semble pas vouée à rencontrer un large public. Ce serait idiot car le trailer est sans doute le plus motivant du lot.

Le trailer :

 

The Following (FOX)

Le pitch : Un agent spécial du FBI revient pour coffrer un tueur en série qui vient de s’échapper et qu’il avait arrêté auparavant. Et soudain, il se rend compte que le gars qu’il poursuit fait partie d’un réseau / d’une secte de tueurs en série. Et en fait, les réseaux sociaux pour criminels, c’est assez mal vu…

Le pourquoi ou pas : J’aime bien le retour à la mode des séries sur les tueurs en série. On commence à tourner la page de séries comme Criminal Minds, Millenium ou Dexter : il faut bien trouver une nouvelle approche. Faut voir entre celle-ci et Hannibal laquelle sera la plus attrayante et innovante…

Le trailer :

 

Zero Hour (ABC)

Le pitch : Le paranormal est le gagne-pain d’Hank Galliston, mais quand sa femme est enlevée et qu’il doit ensuite résoudre l’un des mystères les plus vieux de l’Humanité : ben forcément ça le fait pas…

Le pourquoi ou pas : Le pitch est assez barré. Le trailer balance des antiquités, des nazis, des gens possédés et des coups de feu. Ca attire le chaland et moi avec. Par contre, les scénaristes ont intérêt à bien tenir la route pour ne pas perdre les téléspectateurs dès le pilote…

Le trailer :

 

 

On verra bien à la rentrée ce que tout ça va donner, en espérant avoir des surprises par ailleurs ! :)

Je ne ferai pas l’affront de parler de “test” vu que je ne suis absolument pas spécialiste tech et que je n’ai le nouveau smartphone d’HTC entre les mains depuis moins de 24h mais je vais simplement causer de la bestiole et de mes premiers pas sous Android (car à part iOS sur iPhone 3G et 4, je n’ai connu qu’un vieux Windows Mobile 5.0 auparavant).

Le Déballage

Le packaging de ce téléphone est assez simpliste mais efficace avec une boîte blanche comprenant l’appareil, son alimentation/cable USB et une paire d’écouteurs (non Beats Audio alors que l’HTC One en est “équipé”). Ce smartphone est un tout petit peu plus léger que l’iPhone 4 (130 grammes contre 137 pour celui d’Apple). Le design est simple mais la faible épaisseur du téléphone est assez appréciable. L’écran est “énorme” (4,7”) quand on vient à peine de lâcher celui d’Apple de 3,5” mais est comparable à un HTC Desire ou Sensation (4,3”). L’arrière de la coque est faite en matière plastique non lisse : rassurant quand on n’a pas encore de coque de protection ou d’étui (mais ce sera bientôt réglé par une prochaine commande chez MaisonDuGSM). On notera qu’il n’y a pas de bouton “physique” sur l’avant et que les autres (volume, démarrage) sont très discrets. Beaucoup râlent en revanche sur l’absence de slot SD et sur l’impossibilité d’accès à la batterie 1800 mA-h Li-Polymer de l’appareil et c’est certain qu’il s’agit d’un bémol considérable en soi suivant l’utilisation que l’on peut avoir de son téléphone, mais venant d’un appareil n’ayant que 16 Go d’espace disque avec les mêmes “défauts” : avoir 26 Go (sur les 32 en tout), c’est déjà plus confortable. Autre bon point qui m’a évité de redemander une SIM à mon opérateur : le format est comme pour l’iPhone celui d’une micro-SIM.

La Prise en Mains

Pour le premier démarrage après sa première charge, la configuration du téléphone est un peu longuette mais très simple : renseigner ses données locales (langue, etc) et ses différents comptes (Google, Hotmail, Twitter, Facebook, etc). Comme je l’ai dit plus haut, étant donné qu’il s’agit de ma première approche d’Android, je ne saurai pas vous dire pour l’instant ce qui est lié à la version 4.0.3 Ice Cream Sandwich de l’OS et ce qui est plutôt lié à la surcouche HTC Sense 4.0 mais la gestion des différents “bureaux”, l’installation ou réorganisation de widgets (super agréable quand on vient d’iOS, notamment pour l’agenda et la gestion de certains paramètres du téléphone comme WiFi, Bluetooth, GPS… auquel il était bien plus fastidieux d’accéder), etc se fait sans encombre et est très intuitive. De même l’ensemble est super-réactif : le processeur Tegra 3 quad-core à 1,5 GHz et son Go de mémoire vive ne sont pas inutiles.

Ayant déjà l’habitude d’utiliser un écosystème Google, la synchronisation des contacts et l’accès aux différents services (Agenda, Docs and co) a été assez simple : il m’a suffit de renseigner mes identifiants pour chaque service et en avant Guingamp ! Etant donné que j’étais également utilisateur de services comme Dropbox ou Evernote par exemple, j’ai eu droit à la même simplicité. A noter que Dropbox offre 25 Go pendant 2 ans d’espace disque dans le cloud et que les photos prises avec l’appareil 8 Megapixels du téléphone sont automatiquement uploadées vers le service de stockage en ligne. J’ai ensuite récupéré les différentes apps que j’utilisais couramment sur iOS (ça permet de faire du tri au passage) et cherché des équivalences à certains services. Et là si la navigation sans but dans le Market (Google Play désormais) est parfois contre-intuitive que ce soit sur le téléphone ou par le biais de son compte Google sur ordi (le bonheur de ne plus passer par cette usine à gaz d’iTunes !), les installations sont hyper-facilitées et ultra-rapides sur cet appareil.

Les Apps

J’ai retrouvé la plupart de certains classiques sur le téléphone ou sur Google Play (Facebook, Evernote, Dropbox, Spotify, etc) et certaines sont même mieux que les versions iOS car plus configurables (les apps Google comme Talk ou Latitude mais également l’app des Cinémas Gaumont/Pathé où je peux enfin mémoriser mon numéro de carte illimitée et régler la luminosité dans l’app pour le scan des e-Billets sur téléphone). En revanche, j’ai eu plus de mal à trouver un client Twitter convenable avec les notifs qui vont bien et une ergonomie convenable : je me suis rabattu sur TweetDeck et, même si je pense m’y habituer, mon bon vieux TweetBot me manque déjà. J’ai ensuite retrouvé Instagram, fraîchement sorti sur Android, mais… qui ne fonctionne pas avec l’appareil photo de mon téléphone pour le moment : on va souhaiter une mise-à-jour rapide mais c’est moins handicapant que le client Twitter.

Pour l’écoute de podcasts, si la mise en oeuvre est un peu plus fastidieuse qu’avec iTunes pour s’abonner à ceux-ci, j’ai trouvé mon bonheur avec Podcast Addict : pratique, configurable et proposant par défaut les podcasts Freepod et NoWatch qui sont la majorité de ceux que j’écoute et visionne. J’ai ajouté ensuite via leurs liens RSS ceux d’Allociné et quelques autres (Comixity et Gameblog par exemple) et ça fonctionne bien.

La (Pré-)Conclusion

Il me reste évidemment à m’habituer complètement à l’interface et sans doute à trouver de nouvelles habitudes d’utilisation avec ce HTC One X et même si “cela reste un téléphone”, je suis plutôt satisfait de prime abord : le rendu de l’écran est très bon, l’interface reste très accessible pour quelqu’un qui ne veut pas jouer forcément “au barbu” continuellement avec son téléphone et la majeure partie de mon utilisation courante d’un smartphone se retrouve facilement, y compris la synchronisation Bluetooth avec l’autoradio de ma voiture pour le mains libres et le streaming audio. Et si je n’ai pas pu le tester sur une journée entière, l’autonomie est certes moins performante que ce que j’ai pu connaître avec l’iPhone (j’en suis à 79% de batterie en 3h d’utilisation courante en Wi-Fi), elle reste tolérable étant donné que j’ai souvent une alimentation électrique à portée de main (maison, boulot, voiture) : ce sera sans doute plus discutable sur une journée complète à l’extérieur (réunion boulot, etc) mais comme dans ces cas-là, le téléphone est peu utilisé, la consommation sera sans doute à l’avenant.

Bref, quelques ajustements et explorations à faire et de nouvelles habitudes à prendre mais très content de l’achat de mon nouveau joujou pour l’instant ! :)

Je dois vous faire une confession : j’ai une certaine tendance à la gourmandise et j’aime bien ce qui est bon. En lecture, une preuve de cela s’est manifestée récemment avec Batman Sombre Reflet dont je vous ai parlé dans un billet précédent. J’étais sacrément curieux de voir ce que Scott Snyder, scénariste du comic-book en question, avait fait précédemment. J’ai assouvi cette curiosité en allant piocher en VO le trade-paperback de Batman : Gates of Gotham (trade-paperback : album relié sans pubs rassemblant les fascicules “singles” parus au préalable) où il est ici accompagné par Kyle Higgins au scénario (un illustre inconnu pour moi qui a travaillé depuis sur le reboot de Nightwing et de Deathstroke chez DC Comics).

De quoi cela cause t-il ? Il s’agit en fait d’une enquête de – oh surprise –  Batman (Dick Grayson, le 1e Robin dans le costume) accompagné de la majorité de ce qu’on appelle “affectueusement” la Bat-Family (Red Robin, Robin, Batgirl, etc) au sujet de mystérieux attentats visant les ponts de Gotham City (“Gates of Gotham”) qui ont été initialement construits par les plus anciennes familles de la ville parmi lesquelles la famille Wayne par exemple. Il est difficile d’en dire plus sans spoiler évidemment, comme dans la plupart des histoires d’enquêtes.

Globalement le niveau de qualité d’écriture de Scott Snyder qui m’avait séduit dans Batman Sombre Reflet est assez perceptible ici aussi : le scénariste ménage du suspense à chaque fin d’épisode (une méthode qui semble parfois archaïque désormais), il tient bien les dialogues des personnages et par là même les réactions de ceux-ci (Damian Wayne et Dick Grayson me semblent d’ailleurs très pertinents)… Par contre, on a un peu l’impression en terminant le bouquin que l’ambition de l’histoire proposée n’est pas tout à fait aussi assumée que ses travaux dans Detective Comics (repris dans le Sombre Reflet dont je vous rabats les oreilles depuis le début de ce billet), mais cela reste à nouveau une très bonne histoire de Batman, ouvrant certaines portes sur le passé de Gotham.

Graphiquement, j’avoue être moins fan du boulot de Trevor McCarthy aux dessins que ce que j’ai pu voir sur Batman précédemment, en étant un peu trop “cartoony”. Même l’épisode dessiné par Dustin N’Guyen dont j’apprécie le style habituellement est quand même assez moche. Ceci étant dit, l’ensemble reste totalement lisible et l’ambiance qui se dégage des planches de ce comic-book reste totalement raccord avec le style sombre et gothique que l’on connaît au Chevalier Noir.

En bonus, on retrouve quelques croquis préparatoires de Trevor McCarthy, les couvertures des singles et “étrangement” la mini-histoire écrite par Kyle Higgins et dessinée par Trevor McCarthy, qui n’a aucun rapport avec Gates of Gotham à part ses auteurs, présentant le Nightrunner, le héros musulman recruté par Batman (Bruce Wayne) au sein de Batman Inc en… France à Clichy-Sous-Bois. Ca tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, mais ça reste du bonus.

Cette nouvelle lecture m’incite à continuer à suivre les travaux de Scott Snyder sur l’univers de Batman au minimum (et sans doute ses autres travaux également, notamment American Vampire chez Vertigo dont je vous parlerai sans doute bientôt). En bref, on a affaire à un bon comic-book de Batman, ni plus, ni moins.

Si en science-fiction on peut connaître l’humour de Douglas Adams, connu pour son Guide du Routard Galactique (qui a d’ailleurs connu les joies de l’adaptation audiovisuelle) ou celui de Terry Pratchett avec son Disque-Monde, le “grand public”, si on peut considérer que le public initié à la SF soit “grand”, connait en général moins Fredric Brown. Je vous le dis tout de suite : c’est un tort.

A “court” d’idées ?

Né en 1906, Fredric Brown a édité sa première nouvelle en 1938 dans un “pulps” de l’époque et verra par la suite ses autres oeuvres paraître principalement par ce biais.  Pour préciser, les “pulps” étaient des magazines bon marché, mal imprimés, aux thèmes divers, publiant des nouvelles, relativement à la mode entre les années 30 et les années 60. La science-fiction et le fantastique sont les genres qui ont le plus profité du support et qui ont permis d’ouvrir des portes à de nombreux auteurs comme Arthur C. Clarke (2001 l’Odyssée de l’Espace), Robert E. Howard (Conan) et pleins d’autres dont… Fredric Brown, qui nous intéresse ici.

Si certains auteurs n’hésitaient pas à parfois opter pour un format plus long, parfois “à suivre”, Fredric Brown se distingue souvent par des formats très courts, parfois même plus court que la nouvelle conventionnelle avec même quelquefois des histoires ne durant que deux pages ! Si cet auteur a su être prolifique avec environ 270 nouvelles écrites sur une vingtaine d’années, il s’est d’abord fait connaître dans le polar et ne s’est réellement attaqué à la science-fiction qu’en 1941 avec une nouvelle pour le “pulp” Captain Future (pour mémoire, le nom d’origine du héros qui connaîtra un certain succès en dessin-animé dans les années 80 en France sous le nom de… Capitaine Flam, à l’origine un héros de “pulp” aux Etats-Unis).

Un novéliste original…

Bien sûr au fil des années Fredric Brown n’a pas écrit que des nouvelles et s’est notamment attelé à deux romans de SF (en plus de certains autres dans la catégorie “policier”) Martians Go Home ! et L’Univers en Folie, mais force est de constater que c’est dans le format court que l’auteur est le plus percutant. Avec un art de la chute qui fait souvent mouche, ses conclusions font souvent sourire et son style concis donnent du rythme à ses histoires qui, sans être toutes totalement innovantes, font souvent dans l’originalité que ce soit dans la forme ou dans le ton humoristique qu’il emploie.


Il joue notamment avec les clichés habituels du genre, comme entre autres les fameux “martiens” ou encore le concept de voyage dans le temps, et se permet souvent d’être caustique, voire même de verser dans l’humour noir, avec des “héros” à qui il peut arriver le pire au final. Ce qui est également plaisant dans son oeuvre, c’est qu’un petit rien peut devenir sujet à une nouvelle inventive. Par exemple dans “Un coup à la porte” du recueil Une Etoile M’a Dit, en partant d’une entrée en matière très simple : “Je connais une jolie petite histoire d’épouvante qui tient en 2 phrases : Le dernier homme sur la Terre était assis  tout seul dans une pièce. Il y eut un coup à la porte.”, l’auteur tire une nouvelle d’une dizaine de pages assez inventive et dont l’accroche est finalement très bien pensée.

Mais connu ?

Comme je l’ai dit précisé au début, Fredric Brown est souvent passé sous silence que ce soit pour sa science-fiction ou ses polars. Son style humoristique en est-il la cause ? Pas forcément, vu que d’autres auteurs ont pourtant réussi à se faire connaître dans ce style. Peut être que ces autres ont vu leurs oeuvres adaptées pour l’audivisuel (H2G2 au cinéma, The Hogfather à la télévision, etc) ? Martians go home ! a eu droit à son adaptation dès 1989… Ou alors est-ce le format qui pêchait ? Les nouvelles (à l’exception des “micro-nouvelles”) sont un fondement du genre littéraire populaire qu’est la science-fiction, bien que ce soit de nos jours un peu délaissé au profit de sagas de romans en plusieurs tomes…

Pas vraiment de réponse à cela. Il est néanmoins certain que les multiples rééditions posthumes, et notamment en Europe, ont tout de même permis à son oeuvre de petit à petit faire son bonhomme de chemin. Peut-être même qu’après la lecture de ce billet, vous allez vous-même songer à vous pencher sur ces nouvelles prenantes, parfois grinçantes et souvent amusantes, et peut-être qu’à l’image de certains “héros” de ces histoires, un être étrange, Satan, un martien ou le chien de votre voisine profitera du fait que vous soyez penché là-dessus pour vous pousser et vous faire basculer dans ce monde qui souligne que souvent la science-fiction, l’humour et l’absurde sont fait pour être entremêlés à souhait, surtout avec comme hôte un auteur aussi talentueux que Fredric Brown