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[TV] Mais qui est le Docteur ?!

Doctor Who est une série britannique créée en 1963 (1ère diffusion le 23 novembre sur BBC One – ce n’est pas moi qui le dit, c’est Wikipedia) et qui a été diffusée sans interruption jusqu’en 1989, pour faire ensuite son retour en 2005 sur les petits écrans anglais où elle est toujours diffusée. Si vous êtes assez doué en calcul mental, vous remarquerez que la série est entrée dans sa 50ème année : cela fait d’elle la plus longue série SF du monde (devant Star Trek créée en 1966) ! Longtemps méconnue en France car extrêmement peu diffusée et assez mal reçue du fait d’une certaine différence culturelle, c’est avec la nouvelle série de 2005 que l’univers Doctor Who commence à prendre chez nous avec une diffusion sur France 4 régulière et assez suivie (la série a même eu droit à sa soirée spéciale avec documentaires concoctés par 8ArtCity). Je ne vous ferai pas de critique en tant que telle car j’en ai déjà causé sur Le Blog du Cinéma avec trois critiques successives que je vous laisse découvrir là-bas (saison 1, S2-4 et S5-6) mais plutôt une introduction à l’univers de la série. Je ne garantis pas le 100% spoiler free mais promis, je veille à limiter la casse.

 

QUI EST LE DOCTEUR ?

 

Le Docteur est tout simplement un mystérieux extraterrestre, très vieux (900 ans mais il ne les fait pas), issu de la race des Seigneurs du Temps (Timelords), originaires de la planète Gallifrey. Il voyage dans le temps et l’espace avec une machine à voyager dans le temps qui a la forme… d’une cabine de police ! En gros, de l’extérieur ça a la taille et l’apparence d’une cabine téléphonique bleue mais il s’agit en fait d’un vaisseau nommé TARDIS (Time And Relative Dimensions In Space), plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il est souvent accompagné de “compagnons”, généralement humains et ayant un rôle similaire au Dr Watson de Sherlock Holmes : à la fois candide, soutien et contre-poids au personnage excentrique (faut voir ses fringues : hipster avant l’heure !) et mystérieux du Docteur. Dans la série de 2005, le compagnon principal est en général une compagne et une romance est souvent sous-jacente entre le Docteur et celle-ci dans la série moderne.

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Enfin, dernière caractéristique du Docteur et pas des moindres : il peut se régénérer un certain nombre de fois, mais au prix d’un changement d’apparence et d’un certain changement de personnalité : bref, une jolie astuce scénaristique pour justifier les changements d’acteurs depuis 50 ans ! Ceci dit cela peut s’avérer utile face aux nombreux ennemis que le Docteur s’est fait à travers le temps.

 

QUI VEUT LA PEAU DU DOCTEUR ?

 

On dit souvent qu’une bonne histoire nécessite un bon méchant. Il est au départ difficile de prendre au sérieux certains ennemis du Docteur tant les designs de l’époque ont vieilli mais il faut avouer qu’ils sont désormais identitaires de la série au même titre que le TARDIS ou le tournevis sonique du Docteur (ah je ne vous ai pas parlé de “l’arme” du Docteur ? Ben voilà c’est fait !).

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Les plus emblématiques sont la race des Daleks de la planète Skaro, introduits dès décembre 1963 dans la série et dont le designer Ray Cusick est décédé fin février 2013. Le Docteur les craint autant que les Daleks le craignent : ce sont des êtres dotés d’un seul oeil enfermés dans une carapace métallique équipée d’armes et pouvant générer des champs de force et scandant assez régulièrement “EX-TER-MI-NA-TE”, injonction qu’ils tentent continuellement d’appliquer à la lettre. D’apparence assez ridicule, la série arrive assez bien à rendre inquiétante cette race de “boite de conserves” qui reste la plus appréciée des spectateurs et totalement intégrée dans l’imaginaire britannique et même… dans leur dictionnaire ! Même les Clash et les Go-Go’s les ont cité dans l’une de leurs chansons…

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Par ailleurs, le Docteur a aussi souvent affaire aux Cybermen, des cyborgs humanoïdes généralement dépourvus d’émotions créés pour la série en 1966 qui, dans la dernière version de la série, n’ont qu’un cerveau comme seul morceau organique et sont une sorte d’armée robotique dotée d’une hiérarchie dont un chef dont la mémoire se télécharge automatiquement à sa mort dans son successeur. Leur but ? Un peu comme les Borgs de Star Trek : l’assimilation de la plupart des êtres organiques qu’ils rencontrent. Et ce n’est évidemment pas au goût du Docteur. Ensuite, je pourrais bien sûr vous parler également du Maître, du Silence ou encore des Anges Pleureurs mais je déflorerai un peu trop les intrigues de la série récente.

 

QUI ACCOMPAGNE LE DOCTEUR ?

 

Si l’on se concentre sur la série récente (et non, désolé, je ne vais pas détailler les 31 compagnons qui ont précédé avec les 8 Docteurs d’avant 2005), on pourra dénombrer sur les 7 saisons à ce jour pas moins de 10 personnages à avoir accompagné le Docteur dans ses voyages et aventures spatio-temporelles. A l’exception de la dernière en date, les accompagnatrices principales (Rose, Martha, Donna, Amy et Clara) apparaissent dans un season premiere et emmènent parfois avec elles des membres de leur entourage plus ou moins volontairement quelques épisodes plus tard. La mécanique de cette rencontre est généralement simpliste il faut l’avouer : une menace, apparition du Docteur, on court et on fuit une vie relativement monotone pour s’évader vers l’inconnu dans le TARDIS dans des voyages extraordinaires. Après tout, s’agissant d’une machine voyageant dans le temps, on pourra toujours être là pour le diner, non ? Elles ont toutes en commun d’avoir un caractère assez bien trempé et généralement aussi enjoué que le Docteur mais ont toutes une destinée qui s’avère cruciale dans les résolutions des intrigues au long cours de chaque saison.

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MAIS POURQUOI LE DOCTEUR ?

 

Réponse à choix multiple en fait : son nom ? C’est justement l’objet théorique de toute la saison 7 de la série qui devrait trouver (ou pas ?) un semblant de réponse d’ici les 50 ans du personnage et notamment dans l’épisode du 18 mai 2013 intitulé “The Name of the Doctor” (ça serait cool pour ma fête ^__^).

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Mais répondre à la question “pourquoi regarder Doctor Who”, la réponse est finalement tout aussi nébuleuse. Plus que ses généralement bonnes histoires de science-fiction (et il y en a des excellentes !), c’est tout cet écosystème assez référencé et par là même un certain côté feuilletonnant peu visible de prime abord qui a fait que je me suis attaché à la série et à ses personnages (on a vraiment l’impression d’assister au “monstre de la semaine” si on tombe sur un épisode au hasard). Après il faut avouer que visuellement, les 2-3 premières saisons de la série récente font aussi cheap que des épisodes des années 70 (aaah les mannequins en plastique du 1e épisode du 9e Docteur et la poubelle qui mange des êtres humains…) mais on perd beaucoup de cet attachement aux personnages et le plaisir de découvrir toutes ces races étranges et leur évolution sans suivre leur progression dès le début. Sans compter que le côté désuet et décalé de la série est également un héritage de sa longue histoire (des designs datant parfois de 50 ans en arrière !) et s’accommode finalement assez bien d’un enthousiasme parfois niais des personnages principaux et de looks terriblement old-school.

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La seule solution que je peux vous proposer, c’est de goûter à la série. Je me permets donc pour finir de vous suggérer 5 épisodes qui pourraient vous séduire en one-shot si cela vous tente :

– 1×06 Dalek (pour découvrir la nemesis du Docteur)

– 3×10 Blink (pour moi le meilleur épisode de la série et pourtant le Docteur n’y intervient… pas)

– 4×00 Voyage of the Damned (épisode de Noël avec… Nicole Kidman !)

– 5×10 Vincent and the Doctor (où l’on croise la route de… Van Gogh)

– 6×04 The Doctor’s Wife (où est explorée la relation entre le Docteur et son TARDIS, écrit par Neil Gaiman)

J’ai volontairement évité les doubles épisodes et fin de saisons mais ils sont généralement très bons aussi.

Ah au fait pour finir, prenez garde : le Docteur ment.

En bonus

Le trailer de la 2e partie de la saison 7

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Le trailer du 50e anniversaire

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