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[Book] Big Bang Anim

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Sorti chez Omake Books début novembre 2013, j’ai appris l’existence de Big Bang Anim grâce au très intéressant podcast L’Agence Tous Geeks (épisode 41 paru début décembre pour être exact) présenté par David Oghia que je ne saurai que trop conseiller aux aficionados de pop-culture et de geek-ismes en tous genres. Ce bouquin nous plonge dans l’histoire de l’animation, japonaise en grande partie, en France par le prisme de l’historique du magazine AnimeLand et de son créateur Yvan West Laurence. D’abord fanzine créé en 1991, puis magazine distribué en kiosque à partir de 1996 et toujours en cours de parution (il devrait si tout va bien atteindre son 200ème numéro en 2014), AnimeLand accompagne une grosse vingtaine d’années d’essor de l’animation et du manga en France, avec l’évolution du regard grand public sur le médium ainsi que l’adaptation des différents acteurs à l’histoire de celui-ci. Pour avoir suivi le magazine depuis le n°17 jusqu’à il y a 4/5 ans (et encore je me paye encore un numéro de temps à autre), on peut dire que la revue fait largement le taff.

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Co-écrit par Gersende Bollut, journaliste oeuvrant dans AnimeLand bien sûr mais aussi Télérama, Les Années Laser ou encore Zoo et Yvan West Laurence lui-même (qui a quitté le magazine en 2005), cet ouvrage de 292 pages nous plonge dans ses souvenirs (et sans doute les fera découvrir aux plus jeunes) de manière bon enfant, avec moult anecdotes et dans une maquette claire et lisible (bref le livre est joli et sympa à lire quoi). Bien sûr, le côté autobiographique et pionnier verse parfois un peu dans de l’autocongratulation mais cela reste supportable et le fait de revivre cette époque à travers le regard de personnes qui ont pu être assez essentielles au développement de ce pan de la culture geek en France est très plaisante et instructive sur le côté artisanal de ces débuts.

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Bref, même si pas essentiel, Big Bang Anim reste intéressant comme témoignage d’une époque où les mangas ne s’amoncellaient pas sur les rayonnages des librairies, où l’on commencait peu à peu à comprendre que Nicky Larson n’emmenait pas ses clientes dans des “restaurants végétariens” et où le net n’était pas là non plus pour diffuser les informations venues du pays du Soleil Levant, encore si mystérieux à l’époque. Ce n’était pas “le bon vieux temps”, mais sans aucun doute un développement dont certains peuvent se satisfaire d’en avoir été témoins.

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