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ROYAL CITY vol.1 : Famille décomposée

Editeur : Urban Comics
Collection : Urban Indies
Date de sortie : 19 janvier 2018
Pagination : 168 pages 
Contenu V.O. : Royal City vol.1: Next of Kin (#1-5)

Scénario : Jeff Lemire
Dessin : Jeff Lemire

J’ai découvert Jeff Lemire comme scénariste via ses travaux “tous publics” chez Marvel, DC et Valiant (respectivement Old Man Logan, Green Arrow et Bloodshot Reborn) que j’ai globalement tous appréciés ! La caractérisation des personnages correspondait, les intrigues étaient plutôt intéressantes et le rythme assez bon… Bref, du très bon de nos jours ! Par contre, je ne m’étais guère frotté à l’univers indé de l’auteur à part le 1er volume de Descender mais à vrai dire la thématique SF d’un enfant robot et le dessin de Dustin Nguyen étaient plus ma motivation que le nom du scénariste…

Avec Royal City, je me suis attaqué à son titre indé le plus récent chez Image Comics. Ici, Lemire est également aux dessins mais ce n’est pas la première fois : Trillium, Sweet Tooth ou encore Winter Road avaient également bénéficié de l’investissement complet de l’auteur. Son style visuel est plutôt de type crayonné amélioré, donc plus au service de l’histoire que réellement d’une esthétique folle. Mais ça fait largement le job en terme de narration et de caractérisation des personnages.

Couverture de l’édition Urban Comics

Mais de quoi ça parle en fait ? Je dirai que ça cause d’une ville paumée et d’une famille brisée par le décès de l’un de ses membres. Au début de la lecture, cela m’a un peu fait penser à la récente série TV Sharp Objects : langueur, coin paumé, dépression, morbidité permanente…

La famille Pike, dont l’histoire est extrêmement liée à celle de la ville de Royal City, est composé d’une galerie de personnages qui vivent tous très différemment leur deuil, et même leur vie en général, accompagnés de Tommy, toujours de bon conseil (ou presque). Pour bien imaginer le côté “joyeux” de ce titre, ça démarre avec la crise cardiaque du patriarche donc vous imaginez bien le ton…

Oui, il s’agit bien d’un drame que Jeff Lemire nous propose avec Royal City. Ca fonctionne très bien, notamment à l’aide de moments de rêverie, de flottements, bien mis en images, et on est vraiment dans le dur, tout en accompagnant les personnages assez naturellement en fait. La narration est de ce fait extrêmement bien maîtrisée et c’est ce qui m’a le plus impressionné, même si j’avoue que la thématique façon “film indé primé à Sundance” me fait un peu peur sur la durée. Bref, à tester pour savoir si on est client du genre.

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