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[Comics] Constantine / Hellblazer

Archétype du anti-héros, John Constantine est un magicien. Mais n’allez pas imaginer un gars avec un chapeau pointu façon Merlin L’Enchanteur ou une baguette et des lunettes du genre Harry Potter ! Non, ce magicien là a la clope au bec, ne boit pas que de l’eau et se trimballe dans un bon vieux Londres crasseux mais contemporain. Spécialiste de l’occulte, luttant à l’aide de multiples ruses et vices contre des démons divers et variés, cet adepte blasé du surnaturel est apparu sous la plume du scénariste Alan Moore (à qui l’on doit, entre autres joyeusetés, V pour Vendetta, Watchmen ou encore From Hell) dans les pages du comic-book Swamp Thing en juin 1985.

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[Pilote] Marvel’s Agents of SHIELD

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Diffusion : ABC
Format : 42mn

DE QUOI CA PARLE ?

Le SHIELD est une organisation secrète d’espionnage qui veille contre des menaces à tendance “extraordinaire” dirigée par le colonel Nick Fury. Ici, on va suivre les aventures d’une unité dirigée par l’Agent Coulson, agent qui a notamment été en liaison avec Iron Man, Thor et l’ensemble des Avengers

CA RESSEMBLE A QUOI ?

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MAIS POURQUOI TU AS REGARDE CA ?

C’est sans doute la série dont il était le plus évident que j’en ferai le test un jour ou l’autre en bon fan de comic-book, Marvel entre autres. Joss Whedon, réalisateur du film Avengers et anciennement créateur de Buffy et de Firefly, est aux commandes (il réalise d’ailleurs le pilote) avec son petit frère Jed et sa compagne Maurissa Tancharoen qui ont déjà travaillé sur les séries Spartacus et Dollhouse. Et surtout, on retrouve le personnage le plus cool du Marvel Cinematic Universe, à savoir l’agent Coulson, interprété par Clark Gregg (qui m’était déjà sympathique dans la sitcom Old Christine.

ET AU FINAL CA DONNE QUOI ?

Si l’on excepte une trame affreusement classique en ce qui concerne l’aventure racontée dans ce premier épisode et des traits grossiers de mise en place d’une équipe qui n’en est pas vraiment une, Marvel’s Agents of SHIELD est tout bonnement “cool”. Joss Whedon reprend les bases posées dans son film Avengers pour ancrer sa série dans le Marvel Cinematic Universe et propose des dialogues efficaces pour créer l’alchimie entre les différents personnages. Bien sûr, ceux-ci sont pour l’instant un peu effacés dans cette phase d’introduction mais leur potentiel est certain et on peut faire confiance à Whedon pour créer des groupes à partir de rien (le Scooby-gang de Buffy, l’équipage du Serenity dans Firefly…). Pour le point de vue technique, la série reste ambitieuse malgré des effets spéciaux un poil cheap faute de budget mais l’ensemble est bien rythmé et on se laisse prendre facilement au jeu. On est ici dans le pur divertissement : l’humour et le côté pop-corn fonctionnent à fond. On attend juste de voir ce que les intrigues et les personnages ont sous le capot car ce pilote reste assez superficiel dans le domaine. Ah et mention spéciale à Coulson et Lola qui rajoutent une dose de classe à ce pilote.

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1 + 1 = Spider-mEn ?

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Ca fait longtemps que vous n’avez pas lu une bonne histoire de Spider-Man ? Ce mois-ci en kiosque, pour les lecteurs de comics en version française, a débarqué Spider-Men. De prime abord, malgré de jolies couvertures de Jim Cheung (Young Avengers, Scion), le pitch fait assez peur. Déjà c’est un crossover entre deux univers, et dans 70% des cas ce n’est pas très heureux. Ensuite, c’est une rencontre entre les Spider-Man de l’univers classique et de l’univers Ultimate : pas très cataclysmique comme choix de personnages pour une histoire dimensionnelle. Et enfin, à titre personnel, l’univers Ultimate m’a laissé sur le bord de la route un peu avant la saga Ultimatum qui date de près de 5 ans : donc un risque d’être rapidement largué en abordant cette nouvelle histoire.

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Bah en soi, Brian Michael Bendis (Daredevil, Avengers, Powers), co-créateur de la version Ultimate de Spider-Man, réussit le pari de m’embarquer dans cette histoire sans trop de prise de tête : le Spider-Man classique (le Peter Parker tel que l’on a pu voir dans les films mais qui est depuis a un peu vieilli et est entré dans la vie active) est envoyé dans la dimension parallèle qu’est l’univers Ultimate et se retrouve face à son homologue super-héroïque. Pour ceux qui n’ont pas trop suivi les comic-books depuis 10 ans, Ultimate est une ligne de comics lancée par Marvel en octobre 2000 avec comme postulat “Et si les super-héros Marvel étaient nés en 2000 et non dans les années 60 ?” en surfant sur les avatars cinématographiques de l’époque. Dans cet univers-là, Peter Parker n’a absolument pas vécu les éléments les plus typiques de son histoire classique : il est sorti avec Kitty Pryde des X-Men, sa famille a appris très rapidement sa double-identité, Gwen Stacy n’est pas morte et Peter lui… est bien mort !

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Et c’est là que l’histoire de ce Spider-Men prend un peu d’épaisseur : Peter arrive dans un monde où son identité a été révélée, où il est censé être mort et où il a été remplacé par le très jeune adolescent Miles Morales, latino-afro-américain ayant été lui aussi mordu par une araignée radioactive. La relation de mentor malgré lui vis-à-vis de Miles et sa rencontre avec la Tante May et la Gwen de cet univers sont assez savoureux. Et c’est ainsi qu’un scénario assez classique se transforme en une histoire un peu plus consistante tant en terme d’humour qu’en terme d’émotions.Ajoutons à tout cela un dessin de Sara Pichelli totalement adapté à l’univers (aux univers) du Tisseur et on obtient une aventure de Spider-Man sympathique et fraîche et si l’on ne verse pas  vraiment dans l’originalité, le traitement de l’ensemble est bien rythmé et très divertissant.

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La parution kiosque en France est par ailleurs une opportunité de profiter de cette histoire à un prix très abordable étant donné que l’édition proposée par Panini revient à 5,50 € alors que l’édition américaine (en cartonné certes) revient à 24,99 $.