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Ce qui m’a emballé au ciné en 2013…

Je réitère cette année l’exercice de faire un top des films que j’ai pu voir au cinéma cette année. Pour remettre dans le contexte, je n’ai pas non plus vu TOUS les films qui ont pu sortir et j’ai pu rater des pépites faute de temps ou de diffusion en salles à Marseille mais sur la soixantaine que j’ai visionné, j’ai néanmoins de quoi en faire ressortir mes 10 préférés ou recommandables, sachant que ce sera toujours hautement subjectif et que le plaisir de visionnage prime ici sur les qualités intrinsèques de ces long-métrages (enfin, c’est l’équilibre global qui joue). Il a fallu faire des choix parfois difficiles ou discutables, mais le résultat est là ! Pour mémoire, le précédent top (2012) est disponible ICI. Et au même titre que l’an dernier certains films sont restés aux portes de ce classement, je pourrais citer Le Hobbit – La Désolation de Smaug ou encore Flight, qui valaient eux-aussi le détour.

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The Lone Ranger n’est pas qu’un film, les amis !

Avant d’être un sympathique (quoique pas inoubliable) blockbuster estival avec Johnny Depp et Armie Hammer en 2013, il faut savoir que The Lone Ranger est avant tout un personnage de fiction américain relativement ancien, sorte de Zorro justicier juché sur un cheval blanc nommé Silver et accompagné de l’indien Tonto, apparu dès 1933 sous la forme d’un feuilleton radiophonique puis en série télévisée durant les années 50.

 

Personnellement, j’ai surtout connu The Lone Ranger à travers le dessin-animé de 1981 qui était diffusé aux Etats-Unis dans The Tarzan / Lone Ranger / Zorro Adventure Hour, qui, comme son nom le laisse penser, était une trilogie de dessin-animés diffusés sur 1h le samedi matin sur la chaîne CBS (et en France sur la défunte Cinq). Le dessin-animé Lone Ranger était réalisé par le studio Filmation à qui l’on doit de nombreuses séries de notre enfance comme Les Maîtres de l’Univers, Bravestarr, T’as le Bonjour d’Albert ou encore Ghostbusters. On y retrouvait d’ailleurs comme thème musical le William Tell Overture lors de chaque scène d’action et que l’on peut également entendre dans le film produit par Disney cette année. Cette série ne représente que 14 épisodes de 2 aventures chacun. A noter également qu’une série animée avait également vu le jour en 1966 sur la même chaine CBS.

 The Lone Ranger

Par ailleurs, si le personnage fait l’actualité grâce au cinéma, il n’avait jamais réellement disparu aux Etats-Unis avec notamment une série de comics en 2006 chez Dynamite, éditeur de The Boys mais également d’aventures de Zorro ou encore Sherlock Holmes, avec des couvertures de John Cassaday comme sur ces autres séries licensing citées et surtout Sergio Cariello aux dessins, ainsi qu’un téléfilm en 2003 sur la WB (devenue entre-temps la CW). Enfin, pour l’anecdote, il existe également un jeu vidéo sur NES et autre information amusante, le personnage The Green Hornet (Le Frelon Vert, vous savez avec Kato aka Bruce Lee en série, mais également ancien feuilleton radiophonique) est le petit-neveu du Lone Ranger (Brett Reid / John Reid) !

 

Donc pour finir, on va se faire le générique du dessin-animé (allez à 1m07) et la bande-annonce du film : enjoy !

 

 

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Le Monde Fantastique d’Oz casse des briques (jaunes)

Une fois n’est pas coutume : c’est sur #N1005 que l’on va causer cinoche et non pas sur Le Blog du Cinéma. Le film dont je voulais parler est déjà réservé par un autre rédacteur bien plus spécialisé en Sam Raimi que moi donc c’est sans aucun doute préférable ! Toutefois, j’avais bien envie de partager quelque chose sur Le Monde Fantastique d’Oz, donc je me fend d’un petit billet ici.

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Comme vous l’avez compris, ça se déroule dans le monde du Magicien d’Oz, série de romans pour enfants paru vers 1900 et dont les 14 premiers ont été écrits par un certain L. Frank Baum, devenue un grand classique de la littérature enfantine anglophone et qui a été popularisée par le film musical de Victor Fleming avec Judy Garland dont certaines chansons sont assez célèbres comme Over the Rainbow ou encore Follow the Yellow Brick Road. J’avoue que je l’ai vu gamin et qu’il m’a au final moins marqué que le dessin-animé japonais que diffusait La Cinq à l’époque (1987), Oz No Mahotsukai, traduit évidemment par… Le Magicien d’Oz. Pour mémoire, on accompagne la jeune Dorothy Gale, originaire du Kansas, emportée par une tornade dans le monde imaginaire d’Oz où elle vivra moultes péripéties le long d’un chemin de briques jaunes accompagnée d’un lion, d’un épouvantail et d’un homme de fer blanc à la recherche du fameux Magicien d’Oz.

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Le film produit par Disney est le prélude à l’histoire la plus connue de la saga du monde d’Oz : on nous explique ici l’arrivée d’Oscar Diggs dans ce pays féérique et son avènement en tant que Magicien d’Oz. Ici interprété par un James Franco bouillonnant dans son rôle de prestidigitateur vénal en quête de succès, le magicien de cirque se révèle être appelé à prouver sa magie au peuple d’Oz et notamment aux différentes sorcières, bonnes comme maléfiques, interprétées ici par Mila Kunis (Ted, Black Swan), Rachel Weisz (Constantine, Jason Bourne L’Héritage) et Michelle Williams (Dawson, Shutter Island). A noter que ces sorcières, si elles sont scénaristiquement importantes, sont finalement interprétées de manière assez quelconque (notamment Rachel Weisz qui est d’une inconsistance sans nom). Tant qu’on parle du casting, on pourra citer Zach Braff qui interprète l’assistant du magicien sur une partition qui fait énormément penser à sa prestation déjantée dans la série qui l’a fait connaître Scrubs.

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La gageure de ce long-métrage ? On est dans un film familial, un film Disney… Mais pourquoi diable a-t-on autant l’impression d’avoir aussi affaire à la patte d’un auteur ? En effet, Sam Raimi réussit là où Tim Burton avait clairement échoué en mon sens avec son Alice aux Pays des Merveilles, également sous la bannière Disney : il joue avec les codes et se les approprie là où Burton se laisser dévorer par eux et se reniait sans broncher. Une chanson qui démarre ? Elle sera vite terminée ! Et si Oscar était un peu le Ash échappé d’Evil Dead pour se balader dans le monde coloré d’Oz ? Car les références à la filmographie de Raimi et en particulier ce film là sont nombreuses mais extrêmement bien noyées dans le moule de ce film familial : le choix des couleurs dans la fuite de la forêt, la traditionnelle participation de Bruce Campbell, énormément d’humour à plusieurs degrés, une amante devenue ennemie, un cimetière caricatural, etc… De même, le passé de cinéaste de film d’horreur du réalisateur (bien avant la saga Spider-Man, très mal terminée au demeurant)  est également palpable dans la scène de la montgolfière, à la fois angoissante et caricaturale.

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On ajoutera également au crédit du Monde Fantastique d’Oz d’être un film très respectueux de ses origines. Notamment du matériel originel, qu’il s’agisse du roman ou de l’adaptation avec Judy Garland, il pose de nombreux jalons faisant le lien avec l’histoire la plus connue de cet univers. Mais, de la même manière, et ce dès le générique se dévoilant sur une musique de Danny Elfman très adaptée, il s’agit également d’une ode aux débuts du cinéma d’une tendresse totalement évidente. Qui ne pensera pas à Méliès en suivant les tours d’Oscar Diggs, dérivés pour beaucoup des premières astuces ayant mené aux premiers films de cinéma ? On croit revoir l’onirisme nostalgique qui enveloppait le récent Hugo Cabret de Scorsese où justement les débuts du cinéma et de Méliès étaient encensés. Et on excuse d’ailleurs le côté parfois artificiel que peut avoir visuellement le film par moment (la faute à la 3D ? aux effets numériques ?) par cette nostalgie d’un cinéma “bouts de ficelles” mais pourtant plein de vie.

Le Monde Fantastique d’Oz est un joli film, accessible à tous, mais qui donnera aux amoureux du cinéma et aux aficionados de son réalisateur en cadeau supplémentaire une ode au 7ème Art enveloppée sous des atours de film “simplement commercial”. Et je vous passe l’inventivité que peut avoir Sam Raimi dans la gestion visuelle de son film (l’usage astucieux du noir et blanc), des formats d’image, dans ses plans, etc.
Bien joué.

 

 

 

 

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On s’adapte : Sherlock Holmes

L’oeuvre originale de Conan Doyle est composée de “seulement” 4 romans et 56 nouvelles que l’on peut retrouver réunies dans 2 ou 3 volumes d’intégrales très facilement trouvables ou encore parsemées dans la collection à bas coût Librio. A noter que la première aventure publiée du célèbre détective est Une étude en rouge en 1887 : si vous voulez vous y essayer, autant commencer par là… Archétype du détective privé, accompagné de son ami (et biographe finalement) le Dr Watson, amateur de violon, de drogue et de domaines de connaissance plutôt inhabituels (botanique et chimie plus que littérature, astronomie ou politique par ex.), pratiquant la boxe, sympathisant avec les enfants des rues, amateur de déguisements et légèrement mégalo : voilà grosso modo le portrait dépeint par Conan Doyle de son personnage. Personnage qui dépassa son auteur d’ailleurs (après l’avoir tué dans une nouvelle, le public “força” l’auteur à ressusciter le célèbre détective) et qui lui survivra de manières diverses.

 

 

S’il y a bien un personnage de fiction qui a été adapté à de multiples reprises, c’est bien Sherlock Holmes. C’est sans doute d’ailleurs celui qui a été le plus adapté au cinéma avec plus de 260 films depuis les débuts de ce support, mais on peut aussi citer de nombreuses séries, romans dérivés, adaptations radiophoniques, parodies, remakes déguisés, ou encore comédies musicales ! A l’heure où sort au cinéma le 2ème opus de la version de Sherlock Holmes interprétée par Robert Downey Jr, survolons sans prétention quelques oeuvres liées au locataire du 221 B Baker Street auxquelles j’ai pu être confronté.

LE CINEMA

Sherlock Holmes, avec Basil Rathbone (1939-46)

J’ai pu découvrir cette série de 14 films, débutée par le Chien des Baskerville en 1939, lors d’un cycle diffusé sur Arte il y a quelques années. Pas mal de libertés scénaristiques seront prises avec le personnage dans ces films réalisés durant la Seconde Guerre Mondiale, transformant certains de ces films en de vraies oeuvres de propagande anti-nazis. On notera tout de même un duo Basil RathboneNigel Bruce qui fonctionne très bien et le succès indéniable qu’auront eu ces films à l’époque… Malgré leur ancienneté, ce ne sont malgré tout pas les premières adaptations ciné du détective : la première étant un film muet du tout début du XXème siècle.

 

 

Le Chien des Baskerville, avec Peter Cushing et Christopher Lee (1959)

La célèbre Hammer, société de production ayant offert de célèbres versions de Dracula, Frankenstein, etc, a aussi eu l’occasion d’adapter Holmes avec le roman Le Chien des Baskerville (loin d’être mon histoire préférée mais sans doute la plus connue – on me l’a même fait étudier à l’école, c’est dire !). Ce fut un one-shot : le public de la Hammer étant exclusivement friand des monstres que j’ai cité ci-dessus. Par contre, Peter Cushing (le fameux baron Frankenstein ou le chasseur de vampires Van Helsing chez la Hammer) reprendra son rôle de Holmes dans une série quelques années plus tard…

 

 

Le Secret de la Pyramide, de Barry Levinson (1985)

Le titre VF est trompeur : il s’agit d’un film américain nommé Young Sherlock Holmes à l’origine. Amusante adaptation pour la jeunesse, où les héros se rencontrent sur les bancs de l’école, l’ambiance était un peu celle d’un Harry Potter avant l’heure mêlant fantastique et époque victorienne. Totalement irrespectueux du matériel d’origine évidemment, mais sympa à voir quand tu es gamin (ce fut mon cas). Pour l’anecdote, Barry Levinson réalisera dans les 3 ans qui suivirent pas moins que Good Morning Vietnam et Rain Man

 

 

Sherlock Holmes, par Guy Ritchie (2009)

Cette version, qui est le 1e film avec Holmes à sortir en 20 ans (le précédent datant de 1988), est traitée de manière ultra-moderne avec des effets visuels “so 21ème siècle” et une réalisation très orientée action par Guy Ritchie. Les trouvailles visuelles pour traduire l’intellect du héros même dans les scènes de combat sont assez bien pensées même si l’aspect polar perd un peu dans un tel foisonnement. Le divertissement est bon mais surprend l’amateur du personnage, qui l’imagine plus dans un certain flegme… britannique que dans un film pop-corn façon hollywood.

 

 

LES SERIES TV

Sherlock Holmes, avec Basil Rathbone (1949-54)

Non, ce n’est pas un copier-coller qui a foiré : après ses 14 films, Basil Rathbone est resté dans la peau de Sherlock durant pas moins de 262 épisodes de 30 minutes pour la BBC avec toujours un propos anti-nazi très marqué. Des irrégularités dans la qualité bien sûr mais un divertissement honnête dans le genre.

 

 

Sherlock Holmes, avec Jeremy Brett (1984-94)

On tient sans doute la meilleure adaptation “ever” du personnage. Produite par Granada Television et avec l’excellent et regretté Jeremy Brett dans le rôle titre, cette série adaptera avec un respect déconcertant l’oeuvre originale de Conan Doyle. D’ailleurs cette série est l’une des adaptations les plus reconnues par les “holmésiens” les plus intégristes. Multidiffusée sur France 3 et TMC en France, on regrettera que la mort prématurée de l’acteur principal empêchera de voir l’intégralité de l’adaptation se faire (mais 43 aventures sur 60, c’est déjà pas mal !).

 

 

Sherlock, par Steven Moffat et Mark Gatiss (2010)

Impressionnante adaptation aux années 2000 du détective londonien par ceux à l’origine de la récente réinterprétation de Jekyll, du scénario du Tintin de Steven Spielberg et de la destinée du Doctor Who actuel : le jeu d’acteur de Benedict Cumberbatch empreint de sociopathie est également remarquable (l’acteur va être prochainement à l’affiche de La Taupe face à Gary Oldman et John Hurt). Pour plus d’info, je vous laisse aller consulter ma critique sur Le Blog du Cinema.

 

 

LES DESSINS ANIMES

Sherlock Holmes, par Hayao Miyazaki (1984-85)

Avant d’être reconnu internationalement comme le Disney japonais avec son studio Ghibli (Totoro, Mononoke, Chihiro, Arrietty…), Miyazaki a travaillé sur de libres adaptations de romans européens : le film Le Château de Cagliostro (avec Lupin III en héros, arrière petit fils du Arsène Lupin de Maurice Leblanc, connu en France sous le nom d’Edgar de la Cambriole) et la série animée de 26 épisodes Sherlock Holmes, avec des personnages canins. La série est mignonne et emprunte plus à l’imagination de Miyazaki avec des véhicules assez improbables qu’au canon de Conan Doyle. Un excellent divertissement pour les enfants.

 

 

Basil, détective privé, par Disney (1986)

On change les chiens de Miyazaki en souris, on modifie les noms des personnages, on assombrit un peu le tout et on obtient le Sherlock Holmes animé de Disney dans leur 33ème film : Basil, Détective Privé, adapté d’une série de 5 livres pour enfants Basil of Baker Street. Sans doute le Disney pré-années 90 que j’ai le plus usé en VHS, avec un doublage VF de qualité (Roger Carel en Basil, Gérard Rinaldi en Ratigan), et une chanson de Ratigan qui reste bien en tête… Ooh Ratigan !

 

 

LES BANDES DESSINEES

Holmes, par Luc Brunschwig et Cecil (2006)

Il s’agit là d’une BD traitant de la période suivant la mort théorique de Holmes, où Watson est confronté à la famille du défunt détective qui le considère comme un drogué s’étant simplement suicidé et va enquêter sur son ami. L’ambiance est sombre, l’idée intéressante et le graphisme assez chiadé. C’est sorti chez Futuropolis et il y a 2 tomes à l’heure où j’écris ces lignes.

 

 

Sherlock Holmes, un comic-book Dynamite (2009)

Sincèrement, c’est assez faible. Ecrit par Leah Moore et dessiné par Aaron Douglas, le meilleur de cette mini-série, c’est sans doute les couvertures dessinées par John Cassaday (Planetary). Dynamite Comics est spécialisé dans les adaptations et sert en général une sorte de soupe, pas mauvaise en soi mais guère exceptionnelle (Tarzan, Red Sonja, Green Hornet, Lone Ranger, Zorro…) : Holmes ne déroge pas à la règle avec du polar basique.

 

 

Les Quatre de Baker Street, par Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et David Etien (2009)

Ici, on n’est pas confronté à Holmes lui-même mais à ses Irréguliers : un groupe d’enfants des rues qui aide périodiquement le détective dans ses enquêtes dans l’oeuvre de Conan Doyle. Ici, ce sont eux qui mènent l’enquête en suivant le modèle de Sherlock, accompagnés d’un chat nommé… Watson. Une BD sympathique et joliment dessinée, dont le 3ème tome est sorti en septembre dernier chez Vents d’Ouest.

 

 

EN BREF…

Je n’ai pas l’âge et n’ai jamais eu la curiosité de m’intéresser aux adaptations radiophoniques du personnage mais il en existe des tas. De même, je n’ai jamais eu l’occasion d’approcher un jeu vidéo Sherlock Holmes mais à ma connaissance, ils restent globalement cantonnés au support PC et le dernier en date, Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur, a de bonnes notes sur les sites spécialisés.

Pour compléter ce panorama évidemment non exhaustif, il ne nous reste plus qu’à aller voir Sherlock Holmes 2 : Jeux d’Ombres qui sort la semaine prochaine (25/01/2012) en salles obscures. Elémentaire mon cher…