Archives du mot-clé Justice League

(c) Marvel Studios

2014 : Les mecs en collants sur nos écrans

Je ne remonterai pas jusqu’aux premières apparitions de Georges Reeves en Superman, ni même à la série Batman des années 60 avec Adam West et Burt Ward (dont l’intégrale est désormais dispo en DVD : pour le cadeau de Noël honteux c’est ICI) ou encore aux films de l’homme chauve-souris par Tim Burton, mais les années 2000 ont bien installé les super-héros américains sur les petits et grands écrans. Après des jalons posés au cinéma par Sam Raimi et son Spider-Man et Bryan Synger et ses X-Men, le genre s’est clairement imposé avec la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan débutée en 2005 et le 1er Iron Man de Jon Favreau sorti en salles en 2008.

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Shazam HC

[Comics] Shazam ! (2013)

Shazam HC

Auteur : Geoff Johns et Gary Frank
Edition : DC Comics Hardcover

Paru initialement en back up story dans le comic-book Justice League depuis mars 2012 (c’est à dire en histoire secondaire dans une revue qui ne porte pas son titre), Shazam! est la nouvelle collaboration entre le scénariste Geoff Johns, qui est à DC Comics ce que Brian Michael Bendis est à Marvel (un « scénariste-en-chef » si on peut dire), et le dessinateur Gary Frank à qui l’on doit récemment avec le même scénariste Batman : Earth-One ainsi que Superman : Secret Origin, mais que l’on avait découvert il y a quelques années en France sur Hulk, Midnight Nation ou encore Supreme Power.

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Urban Comics : Premières impressions

Après Sagédition, Arédit, Artima, Semic et dernièrement Panini, Dargaud a récupéré la licence DC Comics depuis le début d’année. Pratiquant en grande partie les comics en version originale, j’ai quand même réservé à la VF (en plus de certaines séances de rattrapage) quelques licences : les titres Spiderman et X-Men chez Panini, Star Wars et Hellboy chez Delcourt, et enfin Batman et les titres Vertigo désormais chez… Urban Comics, le label comic-book de Dargaud, fraîchement créé pour l’occasion.

J’avais pu feuilleter l’énième réédition de Watchmen par laquelle l’éditeur a démarré qui me semblait convenable en terme éditorial / traduction / etc mais possédant déjà la version Delcourt, je n’ai évidemment pas craqué. En revanche, j’ai depuis ce week-end pu tester le travail de ce nouvel éditeur via 3 titres : le périodique kiosque Batman Showcase, le 1e opus en librairie de Batman : Sombre Reflet et une mini-série mettant en scène John Constantine dans Les dossiers d’Hellblazer.

 

L’aventure kiosque d’Urban Comics démarre avec la suite d’une récente série dont les 1ers numéros ont été publiés par Panini : Batman Incorporated, écrite par Grant Morrison. Pour 5,60 €, on a droit à 4 épisodes de cette série (#5-8). Si je ne suis pas son plus grand fan, je trouve que le taff de Morrison sur ce titre est honnête même si le concept du club international de Batmen me fait sourire… Si maintenant la publication de DC en France commence à avoir une certaine régularité depuis une douzaine d’années (fin Semic + Panini), je trouve le taff d’Urban sur la partie éditoriale très intéressante pour les nouveaux lecteurs (et même pour moi qui a zappé quelques aventures). Les histoires récentes arrivées à Batman sont évoquées en 2 pages et ne font pas l’affront de résumer ça au texte canonique style Batman = Bruce Wayne, etc. Chaque épisode est ensuite précédé d’une page où chaque personnage de l’épisode est présenté en 4 lignes. Et à la fin, on retrouve un organigramme simple pour resituer tout ça : en gros, on peut dire qu’il s’agit d’un sans-faute de ce côté là…

 

 

 

 

En passant du côté de la librairie, le format choisi pour les 2 titres (Batman et Hellblazer) est plus proche du format utilisé par Delcourt (couverture cartonnée, dos et tranche noirs) que de celui de Panini (plus coloré et surtout en souple). Urban Comics profite éditorialement de l’expérience de ses concurrents. L’ensemble est sobre et assez classe. Le Hellblazer fait 14 € avec une sympathique mini-série écrite par Si Spencer et surtout dessiné par l’excellent Sean Murphy (Joe The Barbarian). L’éditorial est ici simple : 2 pages qui résument les grandes lignes de la série et de son ancienneté aux USA.

 

 

 

Meilleur encore : le Batman Sombre Reflet 1ère partie. L’histoire proposée par Scott Snyder et mise en images par Jock et Francesco Francavilla est déjà en elle-même une très bonne histoire de Batman à mon goût, très détective urbain (tiré de Detective Comics d’ailleurs), avec au départ une vente aux enchères de gadgets de super-vilains… Cette excellente surprise est en plus enrobée dans un bel écrin avec en bonus un mini-sketchbook de Jock et Francavilla, une présentation des personnages, les couvertures originales et surtout une excellente idée inspirée du système qu’a Delcourt dans les titres Star Wars : une “simple” frise chronologique qui place l’aventure du bouquin sur une timeline DC où apparaissent les principaux crossovers ou events de l’éditeur.

 

 

 

“Un fanboyisme Urban Comics déjà ?” allez vous me dire… Pas vraiment : les autres titres proposés ce mois en inédit VF ont été bizarrement choisis par exemple. Le Wonder Woman comme le Superman sont assez moyens en eux-mêmes et ne méritaient pas le même traitement que l’excellent thriller batmanien dont je viens de parler (surtout pour le prix). De même, pour 1 € de moins je trouve que l’absence du cahier de 16 pages “bonus” d’Hellblazer faute de matériel ou de volonté éditoriale par rapport au matos du Batman fait un peu chiche. Et puis difficile de se faire un avis (positif ou négatif) quand on a seulement quelques jours de recul et 3 titres en main mais en comparant aux premiers titres DC par Panini, ça semble plus pro (Batman) ou au moins équivalent (Hellblazer). Mais je sais aussi que les premiers titres Marvel France (Panini) semblaient être la panacée après Semic et quand on revoit le contenu des numéros 1 kiosque de cette époque, ça fait peur, donc bon, il faudra voir sur la durée même si la première approche est globalement très positive.

 

 

 

New 52 – Justice League International #1-2

Dans les comic-books d’équipes de super-héros, j’avoue que j’ai toujours préféré les “challengers”, les nouveaux venus avec des line-up globalement obscurs avec des personnages moins exposés que les Big Guns de chacune des compagnies d’édition. Forcément le titre Justice League International m’attirait plus à priori que la Justice League de Johns/Lee, d’autant plus que j’aimais beaucoup la première mouture du titre très humoristique post-Crisis on Infinite Earths par Keith Giffen, JM DeMatteis et Kevin Maguire. Toutefois, je craignais également la continuation d’un certain acharnement à démolir cette équipe qui a subi moults dénaturations ou morts de personnages ces dernières années. Alors verdict ?

 

Le premier constat quand on prend ce nouveau comic-book, c’est que le trait d’Aaron Lopresti est très plaisant à regarder : pas aussi caricatural qu’un Maguire mais aux visages très expressifs, et un dessin net et sans bavure, peut être un peu trop sage parfois dans son découpage mais extrêmement lisible. On n’en est pas encore aux expérimentations ou aux très nombreuses cases de la version Giffen mais le rythme de lecture est bon.

En rentrant un peu dans le détail, on assiste à la formation de cette équipe : il s’agit donc là d’un réel reboot effaçant (de manière un peu regrettable sans doute) le passif de cette équipe composée de Booster Gold (venu du futur) Guy Gardner (un Green Lantern), Red Rocket, Vixen, Godiva, August General of Iron,  Fire, Ice et Batman. La formation de cette équipe internationale est liée aux Nations Unies et on peut regretter les ficelles un peu grosses et caricaturales de la caractérisation des personnages par leur origine (le russe, le chinois, l’américain, etc). Par contre c’est évidemment un vecteur d’humour assez intéressant. Le choix de Booster Gold en tant que leader par le scénariste Dan Jurgens (l’homme qui a tué Superman à l’époque !) n’est certes pas anodin car il a maitrisé la destinée du personnage pendant sa propre série à 2 reprises (dont une juste avant le reboot) mais n’est pas inintéressant pour faire encore “grandir” le personnage et continuer à lui donner de plus en plus de visibilité (d’autant plus qu’un projet de série télé pour SyFy fait parler de lui).

 

Grosso modo, le cocktail humour / action est bien dosé. Et on a quand même affaire à une équipe de super-héros “classiques” : c’est à dire ni en proie à des névroses existentielles comme les X-Men ou essentiellement composée de personnages majeurs comme la Justice League ou les Avengers. La part belle est donnée à des personnages “secondaires” mais pas inconnus et on sent une certaine liberté dans la maitrise de ceux-ci par le scénariste. On regrettera toutefois après deux numéros de ne pas retrouver tout à fait l’alchimie de la version d’origine mais le titre a un potentiel certain pour tout amateur de “vrais” super-héros à qui il peut “réellement” arriver quelque chose.

Du moment que l’on aime le genre super-héroïque, j’aurai tendance à recommander Justice League International qui sortira en TPB aux USA en mai 2012.

New 52 – Justice League Dark #1-2

A vrai dire, j’ai testé Justice League Dark par pur hasard : j’ai simplement fait une erreur de copier-coller lors de la préparation de ma précommande de comics VO auprès de Gourvy Comics (mon talentueux “dealer” habituel ^__^). Bref, la thématique de ce titre est de regrouper dans une équipe les personnages ayant trait à la magie dans le DC Universe en regroupant Madame Xanadu, Shade The Changing Man, Zatanna, Deadman et John Constantine (de retour dans le DCU classique pour l’occasion en parallèle de sa série chez Vertigo). Je n’ai jamais eu d’affinité avec les comics mystiques dans les univers classiques que ce soit chez Marvel ou DC, et j’ai plutôt préféré les titres Vertigo ou indés dans le genre, en général un peu plus poussés scénaristiquement parlant. D’ailleurs, la plupart des personnages de cette Justice League Dark ont déjà officié sous les couleurs du label “adulte” de DC

 

La dernière tentative en date de faire une équipe mystique chez DC était Shadowpact, principalement constituée de seconds couteaux dans le domaine (Detective Chimp, Blue Devil, Ragman, etc…). La série s’était éteinte dans une certaine indifférence au bout de 2 ans de parution seulement. Ici, le line-up est plutôt ambitieux car il réunit de grands noms de l’occulte et de grandes puissances mystiques du DCU : on comprend mieux l’intérêt d’avoir “Justice League” dans le titre… L’introduction qui en est faite dans le 1e numéro de la série est assez pertinente et intriguante : chaque membre est présenté très succinctement mais de manière assez claire quand à ses motivations ou démons. On notera d’ailleurs le poids particulier que peuvent avoir Madame Xanadu et Shade dans ce domaine.La menace est personnalisée par l’Enchanteresse séparée de son hôte humaine et devenue complètement folle-furieuse, et mettant au tapis un trio de poids de la “vraie” Justice League (Superman, Wonder Woman et Cyborg). On entre dans le vif du sujet, le ton est sombre et les personnages sont intrigants : jusque là tout va bien. Je crains juste un scénario un peu simpliste au final par rapport aux forces en présence mais jusque là l’irlandais Peter Milligan (X-Force, Shade, Human Target) fait un sans faute en dosant raisonnablement ce mélange inédit d’univers DC et d’univers Vertigo. Seul bémol : son Superman est plus typé guerrier que boy-scout ici et c’est assez bizarre à la lecture.

La où j’ai eu plus de mal au final c’est avec les dessins de Mikel Janin. Ses planches ne sont pas atroces en soi quoique j’ai pu avoir par moment du mal avec certaines postures (l’arrivée de Superman/Wonder Woman/Cyborg par exemple) mais les dessins de l’espagnol restent assez statiques dans les moments “d’action”. De même, il n’a pas été aidé en mon sens par les couleurs d’Ulises Arreola qui rendent l’ensemble assez froid et assez surréaliste. L’effet est intéressant pour un titre de ce genre mais ça reste quand même assez particulier à mon goût.Le hasard a été clément avec moi au final avec un titre un peu au dessus de la moyenne où je le voyais graviter avec un scénario assez intrigant et peu de fautes de goût malgré l’exercice difficile de relier une ligne tous publics et un univers plus mature. Pour les curieux, les 7 premiers numéros vont être réunis en TPB aux USA en octobre 2012 pour 14,99 $.