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New 52 – Les titres Green Lantern

Onzième article de cette série sur le reboot DC Comics, c’est la fête et je regroupe en un billet 4 titres ! C’est une sorte de “covoiturage” de comics donc avec cet article “green” ! ^__^ Ouais, bon, en fait je ne voudrais pas continuer des billets sur le reboot DC après que les séries soient annulées donc j’accélère un peu le rythme quand je le peux.Donc ce reboot est composé de 4 titres “Green” (en fait 3 verts et 1 rouge) : Green Lantern par Geoff Johns et Doug Mahnke, Green Lantern Corps par Peter J. Tomasi et Fernando Pasarin, Green Lantern : New Guardians par Tony Bedard et Tyler Kirkham et enfin Red Lanterns par Peter Milligan et Ed Benes. L’ensemble forme un label Green Lantern au sein des parutions DC.

Commençons par la série mère : Green Lantern.
L’équipe créative est resté la même avant et après le reboot. Le scénariste du précédent relaunch de 2005, Geoff Johns, est toujours là avec sa ligne directrice habituelle et aux dessins, l’excellent Doug Manhke est toujours là également. Peu connu en France avant ce titre, ce dernier a déjà oeuvré sur The Mask, Major Bummer, JLA et Superman Man of Steel par exemple. Ce n’est pas vraiment un reboot mais plutôt un jumping-point adapté. Mais rien n’est réellement surprenant vu que l’intrigue découle du dernier numéro du précédent “volume”. Hal Jordan a perdu son anneau au profit de Sinestro, et les deux regrettent fortement ce nouveau statu-quo. Assez marrant de voir Hal Jordan en “civil” : ça faisait longtemps que le personnage était enfermé dans ces sagas cosmiques et un retour sur Terre n’est pas pour me déplaire. Cela renouvelle tout de même la série même si ça reste dans la continuité. Bonne surprise tout de même.

 

Pour l’autre “relaunch”, c’est à dire Green Lantern Corps, là encore nous n’avons pas droit à une “révolution” mais le retour de Peter J. Tomasi n’est pas pour déplaire et le caractère de chaque individu du Corps présenté est identifiable. Le dessin de Fernando Pasarin est conforme à ses précédentes productions : honorable mais pas transcendant à mon goût. On assiste là à du “cosmique” classique dans cet épisode avec une menace, des morts, etc… On a affaire pour le moment à un titre moyen et il faudra sans doute quelques numéros pour dire si on a affaire à quelque chose de prometteur ou de clairement décevant. Affaire à suivre…

Ensuite, c’est Green Lantern : New Guardians qui dépasse de ma pile. Ce comic-book voué à réunir des membres des différents Corps outre les Green (toutes les couleurs de l’arc-en-ciel en fait) démarre sur un flashback (difficilement identifiable au départ) concernant Kyle Rayner, le Green Lantern des années 90, puis on retrouve le même Kyle en Green Lantern expérimenté mais avec une notoriété sur Terre visiblement vacillante confronté aux anneaux des différents Corps… et à leurs propriétaires. Tony Bedard livre un scénario introductif encore un peu obscur mais relativement lisible (à l’exception du flashback mal déterminé au début du comic). Par contre, je dois avouer ne pas être fan du style graphique de Tyler Kirkham, un peu trop Top Cow à mon goût et me rappelant par là les pires heures des années 90. Ca a du potentiel mais franchement, j’attend de voir là encore où nous mène le scénariste.

 

Enfin, le titre que j’attendais le plus : Red Lanterns. Le dessinateur de la précédente mouture de la JLA, Ed Benes, ne déçoit pas et reste dans son genre accessible, très Jim Lee-like en un sens même si peu inventif. Par contre, à la lecture du premier numéro, je suis très déçu par le scénario de Peter Milligan (qui sait pourtant écrire quand on voit ses Human Target par exemple ou ses X-Force avec Mike Allred) : c’est globalement très vide et peu palpitant. Pour tout dire, j’hésite déjà à stopper les frais après deux numéros, donc…Au final, ce sont surtout les 2 séries Green Lantern “historiques” (l’éponyme et Corps) qui restent les plus plaisantes même si on ne sait évidemment pas exactement où tout ça va nous mener. New Guardians doit encore faire ses preuves mais a du potentiel, donc on peut globalement avoir bon espoir pour la “licence” verte. Par contre, le seul carton que je peux souhaiter à Red Lanterns est un carton… rouge. A bon entendeur…

New 52 – Justice League Dark #1-2

A vrai dire, j’ai testé Justice League Dark par pur hasard : j’ai simplement fait une erreur de copier-coller lors de la préparation de ma précommande de comics VO auprès de Gourvy Comics (mon talentueux “dealer” habituel ^__^). Bref, la thématique de ce titre est de regrouper dans une équipe les personnages ayant trait à la magie dans le DC Universe en regroupant Madame Xanadu, Shade The Changing Man, Zatanna, Deadman et John Constantine (de retour dans le DCU classique pour l’occasion en parallèle de sa série chez Vertigo). Je n’ai jamais eu d’affinité avec les comics mystiques dans les univers classiques que ce soit chez Marvel ou DC, et j’ai plutôt préféré les titres Vertigo ou indés dans le genre, en général un peu plus poussés scénaristiquement parlant. D’ailleurs, la plupart des personnages de cette Justice League Dark ont déjà officié sous les couleurs du label “adulte” de DC

 

La dernière tentative en date de faire une équipe mystique chez DC était Shadowpact, principalement constituée de seconds couteaux dans le domaine (Detective Chimp, Blue Devil, Ragman, etc…). La série s’était éteinte dans une certaine indifférence au bout de 2 ans de parution seulement. Ici, le line-up est plutôt ambitieux car il réunit de grands noms de l’occulte et de grandes puissances mystiques du DCU : on comprend mieux l’intérêt d’avoir “Justice League” dans le titre… L’introduction qui en est faite dans le 1e numéro de la série est assez pertinente et intriguante : chaque membre est présenté très succinctement mais de manière assez claire quand à ses motivations ou démons. On notera d’ailleurs le poids particulier que peuvent avoir Madame Xanadu et Shade dans ce domaine.La menace est personnalisée par l’Enchanteresse séparée de son hôte humaine et devenue complètement folle-furieuse, et mettant au tapis un trio de poids de la “vraie” Justice League (Superman, Wonder Woman et Cyborg). On entre dans le vif du sujet, le ton est sombre et les personnages sont intrigants : jusque là tout va bien. Je crains juste un scénario un peu simpliste au final par rapport aux forces en présence mais jusque là l’irlandais Peter Milligan (X-Force, Shade, Human Target) fait un sans faute en dosant raisonnablement ce mélange inédit d’univers DC et d’univers Vertigo. Seul bémol : son Superman est plus typé guerrier que boy-scout ici et c’est assez bizarre à la lecture.

La où j’ai eu plus de mal au final c’est avec les dessins de Mikel Janin. Ses planches ne sont pas atroces en soi quoique j’ai pu avoir par moment du mal avec certaines postures (l’arrivée de Superman/Wonder Woman/Cyborg par exemple) mais les dessins de l’espagnol restent assez statiques dans les moments “d’action”. De même, il n’a pas été aidé en mon sens par les couleurs d’Ulises Arreola qui rendent l’ensemble assez froid et assez surréaliste. L’effet est intéressant pour un titre de ce genre mais ça reste quand même assez particulier à mon goût.Le hasard a été clément avec moi au final avec un titre un peu au dessus de la moyenne où je le voyais graviter avec un scénario assez intrigant et peu de fautes de goût malgré l’exercice difficile de relier une ligne tous publics et un univers plus mature. Pour les curieux, les 7 premiers numéros vont être réunis en TPB aux USA en octobre 2012 pour 14,99 $.