Archives du mot-clé Spider-Man

(c) Marvel Studios

2014 : Les mecs en collants sur nos écrans

Je ne remonterai pas jusqu’aux premières apparitions de Georges Reeves en Superman, ni même à la série Batman des années 60 avec Adam West et Burt Ward (dont l’intégrale est désormais dispo en DVD : pour le cadeau de Noël honteux c’est ICI) ou encore aux films de l’homme chauve-souris par Tim Burton, mais les années 2000 ont bien installé les super-héros américains sur les petits et grands écrans. Après des jalons posés au cinéma par Sam Raimi et son Spider-Man et Bryan Synger et ses X-Men, le genre s’est clairement imposé avec la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan débutée en 2005 et le 1er Iron Man de Jon Favreau sorti en salles en 2008.

Continuer la lecture

1 + 1 = Spider-mEn ?

crop2_Spidermen 31

 

Ca fait longtemps que vous n’avez pas lu une bonne histoire de Spider-Man ? Ce mois-ci en kiosque, pour les lecteurs de comics en version française, a débarqué Spider-Men. De prime abord, malgré de jolies couvertures de Jim Cheung (Young Avengers, Scion), le pitch fait assez peur. Déjà c’est un crossover entre deux univers, et dans 70% des cas ce n’est pas très heureux. Ensuite, c’est une rencontre entre les Spider-Man de l’univers classique et de l’univers Ultimate : pas très cataclysmique comme choix de personnages pour une histoire dimensionnelle. Et enfin, à titre personnel, l’univers Ultimate m’a laissé sur le bord de la route un peu avant la saga Ultimatum qui date de près de 5 ans : donc un risque d’être rapidement largué en abordant cette nouvelle histoire.

untitled-1-1338835243

Bah en soi, Brian Michael Bendis (Daredevil, Avengers, Powers), co-créateur de la version Ultimate de Spider-Man, réussit le pari de m’embarquer dans cette histoire sans trop de prise de tête : le Spider-Man classique (le Peter Parker tel que l’on a pu voir dans les films mais qui est depuis a un peu vieilli et est entré dans la vie active) est envoyé dans la dimension parallèle qu’est l’univers Ultimate et se retrouve face à son homologue super-héroïque. Pour ceux qui n’ont pas trop suivi les comic-books depuis 10 ans, Ultimate est une ligne de comics lancée par Marvel en octobre 2000 avec comme postulat “Et si les super-héros Marvel étaient nés en 2000 et non dans les années 60 ?” en surfant sur les avatars cinématographiques de l’époque. Dans cet univers-là, Peter Parker n’a absolument pas vécu les éléments les plus typiques de son histoire classique : il est sorti avec Kitty Pryde des X-Men, sa famille a appris très rapidement sa double-identité, Gwen Stacy n’est pas morte et Peter lui… est bien mort !

SpiderMen4_LargeWide

Et c’est là que l’histoire de ce Spider-Men prend un peu d’épaisseur : Peter arrive dans un monde où son identité a été révélée, où il est censé être mort et où il a été remplacé par le très jeune adolescent Miles Morales, latino-afro-américain ayant été lui aussi mordu par une araignée radioactive. La relation de mentor malgré lui vis-à-vis de Miles et sa rencontre avec la Tante May et la Gwen de cet univers sont assez savoureux. Et c’est ainsi qu’un scénario assez classique se transforme en une histoire un peu plus consistante tant en terme d’humour qu’en terme d’émotions.Ajoutons à tout cela un dessin de Sara Pichelli totalement adapté à l’univers (aux univers) du Tisseur et on obtient une aventure de Spider-Man sympathique et fraîche et si l’on ne verse pas  vraiment dans l’originalité, le traitement de l’ensemble est bien rythmé et très divertissant.

spidermen_5_thegroup_cyaxr

 

La parution kiosque en France est par ailleurs une opportunité de profiter de cette histoire à un prix très abordable étant donné que l’édition proposée par Panini revient à 5,50 € alors que l’édition américaine (en cartonné certes) revient à 24,99 $.

25 ans de BD…

Paf ! Ca tombe comme ça de bon matin. Ca fait plus bizarre que de passer un nombre rond sur son âge : ce mois-ci ça fait 25 ans que je lis de la BD. Plus ou moins fièrement suivant les époques, j’avoue, mais avec une constance certaine. Ca fait 25 ans depuis le jour où mon grand-père m’a payé mes 2 premiers “illustrés”, à savoir un classique Tintin (Les Cigares du Pharaon) et un comic-book VF, le Strange Spécial Origines 205 de janvier 1987, que je possède toujours, avec les origines de l’Homme-Fourmi, une rencontre Human Torch et Iceman et une autre rencontre divine entre Hercule et Thor. Je ne comprenais sans doute pas tout à l’époque, notamment pourquoi ma BD ne contenait pas d’aventure de Spiderman dont le visage était pourtant sur la couverture, mais les super-héros en costumes colorés comme le reporter belge et son chien m’ont séduit. Mon grand-père sera d’ailleurs le principal pourvoyeur de ces lectures “de gamins” pas forcément toujours au goût de mes parents quand le samedi matin je l’accompagnais faire ses courses dans le quartier, un temps où les Strange étaient à 6 Francs et les BD franco-belges à 30 F.

 

 

 

Les Tintin, Gaston et autres Lucky Luke comme les Strange, Nova ou Titans se sont succédés au même titre que les avantageux recueils du Journal de Spirou (regroupant 10 numéros du seul hebdo BD encore en vie à ce jour !). J’ai ainsi découvert les gags en une page, et des personnages comme Les Tuniques Bleues, Spirou, Les Motards (bien avant le Joe Bar Team), Bobo, etc… Grandissant et accédant au sacro-saint argent de poche (50 Francs par mois – wooohooo !), je me suis orienté vers le marché de l’occasion pour maximiser l’assouvissement de ma passion. A Marseille, j’ai traîné mes guêtres des samedis entiers autour des bouquinistes des baraques bleues devant le lycée Thiers, rentrant parfois chez moi avec certains “trésors” comme des revues Arédit des Jeunes Titans du début des années 80, à l’heure où DC Comics avec ses Batman, Superman and co, n’étaient plus ou presque plus publiés en VF. C’est en traînant dans ce secteur que je découvre la Passerelle et le fameux Gégé qui vendait des comics en V.O. : j’ai désormais une quinzaine d’années et je découvre là-bas le monde de la BD américaine en V.O. avec de nombreuses pages de pubs mais un anglais finalement pas si compliqué que ça à comprendre, dans une boutique située sur un pont au dessus d’une librairie-bar où TOUS les samedis le dollar était “EXCEPTIONNELLEMENT à 8 Francs !”. A cette occasion, je découvre aussi le fanzinat (à travers des revues comme AnimeLand, Tsunami, Heroes ou Scarce) et les premiers mangas traduits avec Dragon Ball et Video Girl Aï.

 

 

 

Ma passion de la BD est globalement peu partagée par mon entourage pendant l’adolescence, que ce soit famille ou amis, avec qui on échange plutôt sur les livres sans images (SF, etc) ou les images animées (cinéma, video-club, jeux vidéo). Les années passent et une petite lassitude s’opère à la fin des années 90, couplée à d’autres centres d’intérêts (sorties, bière, CD, etc). Je quasi-stoppe la BD pendant 2-3 ans… Pour mieux y replonger ensuite ! Le manga explose médiatiquement, Panini développe le catalogue Marvel à outrance, Soleil se fait connaître via Lanfeust and co, etc… Couplé au fait que mes premiers salaires débarquent (2700 Frs, en alternance), mes lectures reprennent avec un trio composé de Kenshin Le Vagabond, Gunnm et X-Men. Et progressivement “l’addiction” reprend ses droits…

 

 

 

Je découvre aux détours de mes allées et venues entre la Place Carli et le Virgin Megastore de la rue St Férreol, et avisé par des amis, une boutique Rue de la Palud, L’Antre du Snorgleux, où je me sers toujours aujourd’hui et qui m’aura permis indirectement de lier de très nombreuses nouvelles amitiés, et de croiser certains auteurs au gré de festivals locaux. C’est là-bas que je me suis ainsi mis en 2001 à suivre des comic-books VO régulièrement avec d’abord le Hawkman de Geoff Johns et Rags Morales. J’ai perduré une fois que la boutique a arrêté d’en fournir via le net, où j’ai également pu partager cette passion précise via des forums de discussion comme BuzzComics et ainsi faire connaissance, entre autres passionnés, avec mes “dealers” qui suivirent, successivement par ComicsFX, puis Album Montpellier et désormais Gourvy Comics.

 

 

On est en 2012 et je lis toujours des BD de toutes sortes, de toutes origines. La pondération, la quantité et les formats évoluent au gré des envies et des opportunités. J’ai encore la chance de découvrir des classiques auquel je n’avais jamais touché, mais également de croiser des nouveautés auxquelles je n’aurai jamais cru. La BD m’a indirectement apporté beaucoup de plaisirs dépassant la simple lecture, des samedi avec mon regretté grand-père aux éreintants festivals sur lesquels on bosse entre potes, en passant par le fait d’apprendre parfois des choses sans s’en rendre compte… Et le plus important de tout, je bois désormais des coups avec d’autres lecteurs de BD que ce soit à Marseille, à Montpellier ou à Toulouse : et je trouve que ça, c’est la classe.